Samedi 16 octobre 2010

Nous nous réveillons à sept heures et demie parce qu'un appareil émet un bip régulier et fort dans la grande chambre que nous occupons dans ce mas faisant chambre d'hôte. Je cherche frénétiquement d'où vient ce bip, puis cela cesse. Je me rallonge. Nous prenons le petit déjeuner à neuf heures, tout le monde est là. Nous discutons de tout, des grèves. Je pars à pied à la médiathèque, car quelqu'un doit amener ce matin un livre à faire dédicacer. Mais il n'y a encore personne, même le stand du libraire est vide. Je croise Freddy Nadolny Poustochkine qui me propose d'aller boire un café en terrasse. Nous assistons ensuite à la fin du débat "Histoire et intimité". Un historien fait un exposé intéressant sur l'usage des photographies d'archive ; mais c'est un travail d'historien, un peu paralysant – je pense à l'usage documentaire qui est fait pour le projet en cours avec David, aux détournements qui y sont faits. Viennent fatalement en fin d'exposé les peurs de l'usage numérique des images. D. va assister à une projection de film après déjeuner. Je dédicace mon livre, parle de dessinateurs américains avec Fabrice Neaud. Je discute avec une amie d'enfance de L. M. Je suis gêné par sa précarité sociale, qu'elle assume pourtant très bien. Mais je ne me peux m'empêcher de lui faire des recommandations raisonnables et prudentes. J'ai la surprise ensuite de revoir tout un groupe que j'avais connu à Lyon dans les années 90, époque des squatts et des concerts. On me donne des nouvelles de connaissances que je n'ai pas vues depuis longtemps. Je participe avec Freddy à la table ronde sur l'écriture intime, qui se révèle malheureusement longue et fastidieuse, car le nombre de participants est trop important. Lorsque vient mon tour de pérorer, ma parole est confuse et hors du thème. À certains moments, néanmoins, des échanges ont lieu. J'ai la surprise de devoir dédicacer deux exemplaires de Strates, livre que je ne vends habituellement jamais en festival. Nous voyons en soirée le récital d'Allain Leprest, cet homme fragile que nous avons croisé ces deux jours, transfiguré ici sur scène. Sa parole porte, les compositions sont de grande qualité. Nous discutons avec Hélène, employée à la médiathèque et qui nous a conduit en voiture de Nîmes à Ganges hier, et sa maman. Je suis fatigué, c'est D. qui a permis ces échanges de fin de soirée. [...] Nous profitons de la baignoire à deux places de la chambre ; nous voulions profiter d'elle avant de partir, c'est fait. Nous nous couchons à deux heures du matin.

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