Mardi 20 septembre 2011


[...] Levé à cinq heures. Je réveille D., pars à six heures et quart, prends la ligne 2, travaille à l’atelier jusqu’à neuf heures environ, me mets à l’ordinateur afin de modifier le découpage du second volume des Anabaptistes, avec l’impression insistante de fuir la table de labeur, à laquelle je m’installe au dernier moment afin d’esquisser un nouveau découpage de pages en partie déjà réalisées. Je prends la ligne 3 – c’est alors la foule du matin – et suis au bureau à neuf heures et demie. La matinée se passe en contrôlant des centaines d’images numérisées, mais aussi en rédigeant un résumé et des notices bibliographiques. Je mange seul ; c’est une nouvelle habitude. Je pars un peu après quatorze heures en catastrophe, ce qui fait que je dois courir dans les couloirs de la ligne 14, pour une réunion à Tolbiac à propos d’un chantier de numérisation exécuté par un prestataire extérieur. Je quitte le vaisseau et rejoins l’atelier par la ligne 5, y continue ce qui a été commencé ce matin. Le dialogue entre Martin Luther et Thomas Müntzer est réduit d’une page, ce qui n’est pas rien. Je rentre vers dix-neuf heures et quart, vois David B. sur Arte (« Il a grossi », dit D.), fais à manger de mauvaise humeur. Nous regardons en soirée Faux mouvement (Falsche Bewegung) de Wim Wenders sur un texte de Peter Handke d’après le Wilhelm Meisters Lehrjahre de Goethe ; Cela tombe bien, je l’ai lu cet été, et j’ai tout juste entamé les carnets d’Handke. Le lien avec le roman d’aprentissage de Goethe me paraît lointain, puis tout se met en place lorsque je comprends que Nastassja Kinski incarne Mignon, l’harmoniciste Laertes… Plein de motifs préfigurent les Ailes du désir : L’homme au chapeau, le saignement de nez, certains gestes de Wilhelm (avec l’enfant jouant au ballon, par exemple), la mélancolie…

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