Lundi 26 avril 2010

Levé à sept heures, je gagne la cuisine le plus doucement possible parce que nous hébergeons Guillaume, venu pour donner trois concerts successifs. Je pars avec D., la laisse au Louvre, suis à neuf heures et demie rue de Richelieu. Un transfert de collections à numériser est prévu ce jour mais je dois pour cela récolter les informations de la semaine écoulée, durant laquelle j’ai été absent. Le transfert ─ qui géographiquement parlant ne consiste qu’à traverser quelques rues ─, prévu à onze heures, se fait plus tardivement que prévu, et est rendu complexe car les travaux du quadrilatère Richelieu oblige à utiliser une navette interne automobile. J’avale un déjeuner puis officie au poste de président de salle dans une Salle ovale partagée entre la Bibliothèque nationale de France et l’Institut National de l’Histoire de l’Art. Un retraité, excédé, me prend à partie parce qu’il n’arrive pas à retrouver le lien lui permettant d’accéder à un catalogue informatisé, outré de la fréquence des changements de pages d’accueil de la BnF. Comme il s’emporte, je l’accompagne devant son poste de consultation et comprend que celui-ci est “bridé” et n’accède pas librement à l’Internet, d’où une page d’accueil modifiée ; je l’amène devant un poste non bridé. Le calme revient. Plus tard, situation embarrassante avec un homme entré sans carte d’inscription par je ne sais quel tour de passe-passe, essayant d’utiliser une connexion internet par tous les moyens obliques et détournés, mais sans jamais le dire ou être clair. Inflexible, je joue le jeu de ma position institutionnelle, en bien ou en mal. Je retrouve D. en début de soirée ─ nous avons la chance de n’être séparés que par la Seine ─, allons manger une crêpe à Montparnasse, ratons le concert que Guillaume donnait ce soir-là, rentrons. Guillaume rentre lorsque nous dormons.

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