Mercredi 17 mars 2010

Levé à cinq heures et demie. Je termine une case en cours ; elle a beaucoup de hachures de mouvement, ce qui m’agace. Mais je la finis tout de même, tentant de me raisonner : plus tard mon regard évoluera face à ce qui se construit à cet instant. Et puis il faut penser au récit. Je réveille D. entretemps.
On fantasme beaucoup la vie d’un compositeur [on peut placer ici toute autre activité de création] qui attendrait la mythique “inspiration” devant un beau paysage. Mais l’ “inspiration” ne s’attend pas, elle se cultive dans l’ordinaire du quotidien.
John ADAMS, interrogé par Renaud MACHART dans Le Monde du 14 mars 2010.
Je pars rue de Louvois. Le mercredi est le jour de mon office au bureau des renseignements bibliographiques en salle de lecture, chose toujours compliquée : il faut veiller aux droits d’auteur des documents que les usagers veulent reproduire, parfois parler en anglais, garder un équilibre difficile entre les missions contradictoires de sauvegarde et de conservation et celles de la communication et de la diffusion. Je passe à la poste en rentrant, achète une bouteille de vin chez le petit détaillant de la rue d’Avron, suis à l’appartement vers dix-huit heures. J’entame une case .

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