Jeudi 18 mars 2010

Levé à cinq heures et demie. À l’ordinateur puis à la table à dessin, sur deux cases à la fois. La suite de journée se passe à Tolbiac où a lieu une journée d’étude sur les outils et les usages dans le domaine de la numérisation du patrimoine, le temps de savourer ce luxe de pouvoir participer à ce type de journée. On y parle des « pro-ams », les « professionnels-amateurs », du « web contributif » dans lequel force est de reconnaître que les contributeurs sont loin de former la majorité des usagers d’Internet : 1 % de ceux-ci y apportent un contenu, 10 % l’enrichissent. Alain Giffard parle de l’industrialisation et de la marchandisation du lien social, après celles des lecteurs, de la lecture, de l’écriture - en remontant le temps. François Cavalier dit que si les bibliothèques ont perdu leur position centrale dans l’accès au savoir, elles peuvent prendre une part importante dans l’« économie de l’attention » et dans la gestion des données numériques. On évoque les nouvelles formes canoniques du savoir induites par Internet, la responsabilité que nous laissons aujourd’hui dans l’héritage numérique de demain. Les institutions doivent-elles y plonger ? « C’est une guerre ».

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