Lundi 1er juillet 2009

Journées studieuses à l'ENSSIB depuis plusieurs semaines, quasiment de huit à dix-neuf heures. Une certaine impatience que cela finisse. Je prends le tramway après dîner, descends à la Guillotière, aide Gabrielle et Rémi à déménager quelques cartons rue Paul Bert. Nous en emplissons la voiture de Rémi. Il fait si chaud que nous sommes rapidement en nage. Les cinq étages nous cassent rapidement les jambes. Je remonte ensuite la rue Paul Bert, quasiment interminable, rend visite à André-François Ruaud dans son quartier derrière la Part-Dieu et sa tour Oxygène en train de s'élever - déjà 27 étages ! je lui livre un disque compact enfermant les données d'une illustration scannée en trois parties, destinée à orner la couverture du prochain numéro de la revue Fiction. Nous parlons un moment, dans son vieil et joli appartement donnant sur une cour calme et retirée, dépourvue de digicode - une curiosité en ces temps de sécurisation et de repli sur soi généralisés -, de mon installation prochaine à Paris, des bouleversements qu'a opéré Internet en dix ans dans les recherches iconographiques, de l'importance capitale de la classification et de l'indexation dans cet immense entrepôt de données. Je m'extasie devant son "Imac" à l'écran de je ne sais combien de pouces. Je rentre en tramway en continuant mollement le second volume du Proust de Painter, rentre tard.

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