Samedi 6 juin 2009

D. est en voyage d’étude à Angers, Nantes et Rennes, je suis seul à l’appartement lyonnais. Je pars numériser les dernières cases réalisées, reviens dessiner en écoutant les belles cantates BWV 113 et 114, toutes deux dirigées par Gustav Leonhardt ― dont je lis par ailleurs l'hagiographie écrite par Jacques Drillon, Sur Leonhardt. J’enchaîne avec Apostrophe de Zappa et Station to station de Bowie. Tout ceci en vinyl. En soirée, je dessine une case curieuse : un personnage foudroyé est éjecté d'une cariole ; on a l’impression qu'il otte, tout cela est montré d'une manière archaïque. Je ne sais pas si cette case fonctionne, mais elle montre le personnage, réduit à une silhouette, qui « s'en va » littéralement. Tout est très sombre, se devine à peine ― c'est la nuit.

1 commentaire:

  1. j'avoue ne pas avoir lu entièrement ton carnet de bord mais je me permet de te donner mon impression sur ta démarche : j'adore les références et vu que tu as travaillé dans des bibliothèques pendant plusieurs années, naturellement, tu en as beaucoup :) moi-même, je pensais faire dessinateur de bandes dessinnées, j'ai d'ailleurs fait les beaux arts d'angoulême mais je me suis rapidement apperçu de la difficulté que cela représente et me suis rabbattu sur d'autres voies... mais pouvoir raconter des histoires par le dessin tout en travaillant dans une bibliothèque représente pour moi un rêve dans lequel l'imagination s'épanoui chaque jour. Alors si je peux approcher un peu ce rêve en lisant ton carnet de bord, je le ferai avec delectation...

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