Samedi 9 mai 2009

À Saint-Zacharie, dans le Var, chez Jeanne. Nous parlons avec D., Jeanne et Claire de la lecture des romans. Je dis – et cela surprend Jeanne – que je ne possède aucune imagination visuelle, qu’un personnage ne peut être qu’une voix si on le veut, et que la description trop précise d’un caractère peut devenir gênante. Mais aussi que celle-ci peut susciter différentes évocations selon le vécu, la culture du lecteur, qu’un mot peut détenir des signications contradictoires… Claire dit qu’elle a besoin de descriptions précises pour évoquer un personnage, que le ou la gêne. Elle ajoute qu’elle apprécie les adaptations cinématographiques car cela lui permet d’ancrer un physique sur un caractère. Cette fois c’est moi qui suis étonné, pour le coup.

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