Samedi 2 mai 2009

Levé à sept heures, il fait frais et beau. Je vais à l'ordinateur rédiger des courriers, travailler sur des planches numérisées et aérer la véranda. Je reviens régler des courriers administratifs, vais à la gare et à la Poste, achète une quiche, un éclair au chocolat et du pain pour le repas de midi de D. J'entame ensuite une case mais la matinée s'est déjà envolée. Je pars à midi pour la place Bellecour où je retrouve Pierre Druilhe et son accent tonitruant, que j'amène tous deux à la librairie place Antonin Poncet. Nous mangeons avec Jean-Louis et Nicolas en terrasse dans une rue des Marronniers bondée de monde et inondée de soleil. Nous mangeons - et buvons - lyonnais, en faisant découvrir cela à Pierre. Nous passons l'après-midi à la librairie, dont la clientèle est parsemée ; aujourd'hui est le lendemain d'un jour férié, et Lyon est coutumière de ces "ponts" pendant lesquels la moitié de la ville s'absente. Nous dédicaçons néanmoins quelques ouvrages. Pierre me dédicace son Welcome to America. Nous parlons de nos parcours, du fait que l'on se connait depuis une vingtaine d'années à se rencontrer en pointillé dans les festivals. Nous faisons les imbéciles, jouons aux vétérans de l'édition indépendante. Chacun repart de son coté en fin de journée. Le téléphone sonne lorsque j'arrive à l'appartement, c'est Pierre qui se retrouve seul pour la soirée, il n'a pas pu retrouver les personnes du journal La Décroissance pour qui il travaille et qui l'hébergent durant ce séjour à Lyon. Nous lui proposons avec D. de le retrouver place Carnot, l'emmenons dans notre "cantine" japonaise. Pierre, comme à son habitude, n'est pas enclin à la mélancolie, et le repas se passe joyeusement. Nous sommes les derniers à partir du restaurant, nous trouvons le petit bar de la rue Condé et sa patronne toujours aussi gentille. Tout le monde - exclusivement masculin - y est saoul, mais l'ambiance est "bon enfant". Nous rentrons tard.

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