Jeudi 21 mai 2009

Jour chômé, bonheur de ne pas être assujetti à des horaires. Après midi, j’emmène Michel, qui partage avec moi le studio de Montparnasse pour quelques jours, à une ballade à pieds. Bien sûr, nous n'avons pas l’impression que cette journée est fériée ; presque tous les magasins sont ouverts. Il fait beau et chaud, nous nous traînons jusqu’à République, puis allons écouter un récital de pièces pour orgue d’Olivier Messiaen par Francesco Filidei à l’église Saint-Eustache. Cela dure une demie-heure et c’est magnique. Michel est plus que circonspect ; il m’avoue n’avoir pas été attentif tout le temps ― ce qui me surprend de sa part, grand amateur de “rock progressif” qu’il est. Manifestement, c’est un genre qui éveille la curiosité, mais jusqu’à un certain point ; il s’occupait activement durant l’audition d’une espèce de breuvage, de la glace pilée arrosée d’un jus chimique, acheté auparavant. Je suis piqué lorsqu’il me dit qu’il a trouvé certains passages dissonants. Je lui rétorque que la notion de dissonance est subjective et contextuelle. Nous tombons d’accord sur le fait que ce n’était pas un jugement de valeur de sa part. Nous rentrons dans un métro surchauffé.

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