Lundi 27 avril 2009

Passé toute l'après-midi d'hier à aspirer l'eau de la véranda, laquelle s'emplissait en continu à cause de la pluie abondante, toute la journée d'aujourd'hui à assécher et à inspecter les colonnes et les tuyaux lors des divers passages de divers plombiers et d'entreprises : J'appelle la régie et une société d'étanchéité en matinée. La colonne fuit toujours en continu, c'est comme un robinet qui se déverserait dans la véranda. Quelqu'un frappe à la porte vers dix heures et demie, je le rejoins dans les garages du sous-sol. Nous bloquons le portail automatique et il arrive avec un camion surbaissé pour accéder dans les tunnels et les sous-sols. Le voisin du dessus est là. Nous l'aidons à démêler la rallonge électrique de sa scie circulaire, j'ouvre notre garage pour la brancher. Le président du syndic des co-propriétaires passe sur son vélo de sport ; autant il était inaccessible hier soir, autant il est intéressé par notre affaire ce matin, semble avoir tout compris et avoir raison sur tout. Il part. Des trappes sont découpées dans le tuyau d'évacuation, de la pression y est envoyée. Apparemment, la colonne est totalement bouchée. Les sous-sols sont vite saturés par les gaz d'échappement du camion. Celui-ci repart, un plombier doit prendre la relève. Il arrive peu après, commence à déboucher la colonne. Il part manger, j'en profite pour faire de même, rapidement. Un courrier électronique est venu dans la matinée m'informer que le cours de l'après-midi est annulé, ce qui me laisse toute la journée pour m'occuper de cette affaire. Je retrouve le plombier vers treize heures, lui dis que la colonne, manifestement, est toujours bouchée, vu que dans la véranda l'eau s'en écoule toujours. Nous convenons que le bouchon remonte la colonne et est bien plus importante que nous le pensions. Il continue de la déboucher à l'aide de la pression envoyée par son camion. De l'eau sale s'en échappe enfin. Il retire du tuyau des morceaux de ce qu'il semble être du ciment ; soit celui-ci y était depuis la construction de l'immeuble, soit s'est amalgamé à la suite de travaux... Nous montons dans la véranda, arrachons le coffrage ceignant la colonne, découvrons d'où l'eau débordait. C'est qu'il va falloir remplacer toute la plomberie. Un rendez-vous sera pris pour cela.

Lundi 20 avril 2009

Je rentre à dix-huit heures et demie. Le téléphone sonne, D. m'appelle de l'atelier et me demande de venir l'y retrouver. Là-bas, elle me montre une large tache d'humidité dans une des vérandas. Une inltration d'eau sourd d'on ne sait où. Un bruit de suction se manifestant lorsque l'on arpente le parquet nous fait dire que celui-ci est gorgé d'eau. Nous faisons sauter quelques plinthes an de désengager quelques lames du parquet ; nous constatons en effet que l'eau a largement imprégné la dalle de béton qui se trouve en dessous. Le voisin du dessus n'est évidemment pas là.

Samedi 18 avril 2009

Seconde visite à l'exposition Quintet au Musée d'art contemporain. Je ne m'arrête cette fois que sur la salle présentant les planches de Chris Ware. Elles sont nombreuses - il y en a pas moins de 70 - et imposantes. Leur complexité est remarquable. Le travail de Chris Ware est paradoxal : son œuvre en bande dessinée est un retour constant à son enfance, alors que dans un même temps ses planches sont exposées dans les musées d'art contemporain et par leur complexité et leur propos s'affranchissent de ce rapport constant de ce médium au divertissement enfantin. Une planche n'est pas faite pour être exposée, mais une exposition de planches de bande dessinée est toujours intéressante, ne serait-ce que par le fait qu'on y voit les repentirs, les défauts, le grain du papier et l'aspect manuel que l'on ne voit plus dans un volume imprimé et tellement anachronique à une époque où tout est numérique. J'en profite pour visiter l'exposition des toiles de Marlène Moquet, que je n'avais pas encore vue. Je termine une case en rentrant.

Jeudi 16 avril 2009

Levé à six heures. Je commence une case en écoutant la première partie d'Absence de Dälek en vinyl. De neuf heures à dix-sept heures et demie à l'ENSSIB. D. rentre à dix-neuf heures, nous ressortons. Je suis fier de marcher à ses cotés, je la contemple à la dérobée, nous sortons si peu souvent. Sergio Aquindo expose et dédicace La Mére machine à la librairie Expérience. Nous parlons de la genèse difficile de nos travaux respectifs, de notre rapport distant à la bande dessinée ― lui plus que moi encore ―, de ses difficultés grandissantes à placer ses dessins au Monde, de notre organisation de travail ― il loue une chambre chez l'habitant en guise d'atelier. Nous trinquons à Albrecht Dürer. D. lui parle de son appréhension à venir s'installer à Paris, il tente de la rassurer. Il se met à pleuvoir dehors. Jean-louis et Nicolas sont déçus du peu de monde présent. Latino Imparato est là, nous parlons un peu. J'achète quelques ouvrages. Je finis la soirée avec D. dans une crêperie d'une rue voisine.

Mercredi 15 avril 2009

Levé à cinq heures. Il fait encore nuit, mais l'année avance et la levée du jour se fait attendre de moins en moins. Je range la pièce de travail ; abondance de livres éparpillés que je tente de replacer en rayons, mais ceux-ci débordent déjà. Je termine ensuite une case en écoutant la deuxième partie d'Abandoned language de Dälek en vinyl. Je rentre le soir lessivé, plus bon à rien, abruti par une série de cours très denses.

Mardi 14 avril 2009

Intervention brillante de Jean-Yves de Lépinay, du Forum des images, sur les documents audio-visuels en bibliothèque.

Samedi 11 mars 2009

À Aiguebelette depuis hier soir. Levé le premier, à sept heures. J'ouvre les volets de la salle à manger, bois un café en entamant La Bibliothèque Nationale des origines à 1800 de Simone Balayé. Des bans de brume s'effilochent et promettent une belle journée. Les enfants emplissent peu à peu la maison de rires et d'agitation. Je fais mon tour en frôlant la voie ferrée et le cimetière. Une nouvelle maison se construit, une partie de la route a été fraîchement goudronnée, un grand nombre d'arbres à été coupé. Ce sont les changements notables, les traces de l'inlassable activité humaine pour rendre son environnement viable, de sa prise sur la nature. Je suis enrhumé, encagé dans un cocon d'ouate ; je fais une sieste jusqu'à seize heures après manger.

Vendredi 3 avril 2009

Rendez-vous avec Raphaële Mouren au sujet du mémoire que je devrais rendre dans quelques mois à la fin de la formation. Nous buvons un café en terrasse. Il fait chaud mais je suis trop habillé, comme si je n'arrivais pas à sortir de la saison froide. Je rejoins les quais de Saône et prends le bus pour me rendre à la bibliothèque du Conservatoire déposer une copie de mon rapport. Je rentre avec un cartable bourré à craquer de documents empruntés. Je regarde en soirée, avec Michel, un lm populaire à propos d'un directeur d'un bureau de poste muté dans le Nord de la France. Nous sommes effarés ; l'écriture est calamiteuse, les acteurs ont l'air d'avoir du mal à croire en ce qu'ils jouent.

Jeudi 2 avril 2009

Levé à cinq heures et demie, difcilement, le passage à l'heure d'été ayant anéanti le rythme tenu jusque là. Je termine et numérise une case assez faible, mais il faut que cela avance. Je vais à pied à la bibliothèque Denis Diderot pour un stage sur la politique documentaire. Je rentre manger. Sur la place des Terreaux à quatorze heures. Le cortège démarre. Je porte la banderole à mi-parcours. Il y a peu de monde, l'ambiance est festive, tout le monde a "l'air content d'être en colère"1, ce qui m'embarrasse. Nous sommes six à aller ensuite boire une bière. Je découvre un peu plus les personnes avec qui je passe cette année.

1TRAN L., Sida mental, Angoulême : Ego comme X, 2006, p.54