Vendredi 27 mars 2009

Je me lève avant que le réveil ne sonne. Cela devient une habitude. Je suis à cinq heures et demie à sept heures à l'ordinateur. À huit heures à l'Enssib, jusqu'à quatorze heures. Je tente de terminer mon rapport après un cours sur le langage HTML - que je connais un peu, mais cela me rafraichit la mémoire -, je me bagarre avec les notes de bas de page, les index... Je mange tardivement. D. arrive vers dix-sept heures, animée ; elle est à la recherche d'un poste sur Paris. Je m'amuse de son énergie, l'énerve un peu plus. Nous partons ensemble. Elle quitte le métro à Hôtel-de-ville, pendant que je continue jusqu'au Musée d'Art Contemporain, par métro et bus, entendre la conférence de Christian Rosset dont j'avais beaucoup apprécié l'ouvrage Avis d'orage en fin de journée, un recueil d'articles sur la bande dessinée. Son intervention est intéressante, "au fil de l'eau". Il parle de la "déclosion" - le mot vient de Jean-luc Nancy, je crois - de la bande dessinée, de son éclatement hors de ses frontières étroites. Nous sommes peu nombreux dans la salle, la bande dessinée de recherche n'intéresse personne. Il parle aussi de la dépression des dessinateurs, de leur rapport au corps - ou plutôt de leur non-rapport. Je rentre avec le 4. Ces bus aux couleurs vives de jouets géants et aux grandes baies vitrées sont très bien pour regarder défiler la ville de nuit.

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