Dimanche 8 mars 2009

Tout le monde se lève en même temps et nous prenons le petit déjeuner en famille. C'est le bazar, nous sommes nombreux. Je m'évertue à concocter un café à l'aide de la cafetière électrique et un filtre en papier mouchoir. Je pars avec J.J., M. et J.L. Nous chaussons les raquettes une fois sortis de la route goudronnée et entamons le GR 9. Nous ne manquons pas de faire la bêtise de prendre un raccourci et nous retrouvons dans les bois à la pente assez raide. Je culpabilise, J.J. a du mal à nous suivre. Nous parvenons tout de même à rejoindre le GR et nous arrêtons au Truchet. Là, en surplomb de la vallée, nous sortons des sacs de quoi manger. J'ai apporté de la tête persillée, que je décris en détail à M. - joue, langue... - et, bien sûr, il n'en prend pas. La descente est agréable, la neige est poudreuse et amortit nos pas. L'après-midi, nous fuyons avec D. l'appartement de location trop bondé et nous faisons amener à la gare. En attendant le train au café de la gare, Bellegarde me semble une ville typiquement provinciale, triste à en pleurer le dimanche. J'entame Pays de malheur ! de Stéphane Beaud et Younes Amrani durant le trajet. En rentrant, j'aperçois d'un œil la planche en cours sur la table à dessin. Les dernières cases ont été dessinées avec facilité, ce qui m'étonne. Il est très dur de porter un regard dénué d'affects sur celles-ci ; je les trouve étranges, un peu fades, mal étudiées. Avec un regard oblique, j'arrive parfois à leur trouver un intérêt dans leur aspect rude, ou une composition étrange pleine de signification, mais le regard se noie généralement à force de revenir sur les choses. David me téléphone en soirée.

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