Mercredi 17 décembre 2008

Bastien est venu dormir hier soir dans son studio. Nous nous levons avant sept heures. La journée se passe comme toutes les autres : des entretiens, et une retranscription des informations glanées lors de ceux-ci dans un rapport qui atteint maintenant une quinzaine de pages serrées. Je vais en fin de journée voir Luther d’Eric Till, espérant y glaner des éléments pour notre projet. J'avouerais que j'ai de la curiosité, aussi. On le projette à Paris dans trois salles, en version originale, et à des heures impossibles de la matinée ou de l’après-midi. Seule une salle le passe à des heures décentes, sur les Champs-Élysées. Y parvenir est un calvaire, le genre de calvaire qui fait haïr cette ville. Nous sommes quinze dans la salle. Le film a des moments intéressants. Bruno Ganz, un auteur rare au cinéma et que j’apprécie beaucoup, y joue le rôle de Staupitz. Cela se gâte au milieu du film, je ne peux me remémorer certains passages sans une certaine gêne. Les ambiguïtés du personnage sont évidemment à peine esquissées. Le générique de fin est du véritable prosélytisme et laisse perplexe. Une des raisons pour laquelle je vois très peu de films récents : une utilisation illustrative, massive et omniprésente de la musique (ici un genre entre le Carmina Burana version Carl Orff et Gabriel Fauré gonflé au système Dolby ; on se croirait au XIXème siècle), soulignant chaque affect avec redondance. Je perds au retour mon coupon de transport hebdomadaire.

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