Lundi 1er décembre

Levé à six heures. Dispensé de cours aujourd'hui, j'en retire un sentiment de culpabilité tenace, mais aussi le plaisir ahurissant de pouvoir faire ce que je veux de cette journée. Je dessine une case de la planche 34, inspirée d'une illustration trouvée dans un livre d'histoire de l'art allemand datant de 1881. À l'ordinateur ensuite pour la mise en page de cette planche. Plusieurs essais sont tentés, mais cela ne va pas du tout. J'imprime les essais, puis retire en fin de compte cette case, qui ne me servira pas. Accessoirement, je monte quelques planches, armé d'une règle, d'un cutter et d'un ruban d'adhésif neutre, en rassemblant des cases éparses. À l'heure de la numérisation, les planches n'existent qu' artificiellement. Je vais à la Poste, achète du pain et de quoi cuisiner. Je prépare à manger. D. arrive à dix-huit heures. Eric T. frappe à la porte, puis c'est Markus Leicht qui arrive avec des bières. Nous ne nous voyons plus très souvent. Je me souviens des soirées passées chez lui, à consulter sa bibliothèque, regarder des films (Tarkovski, Bergman...), boire des bières belges. Je me souviens aussi des périodes difficiles qu'il traversait alors. Il est bien habillé, a l'air en forme. Puis Laurent B. arrive. J'ai préparé du boudin aux pommes, une entrée et un dessert. Michel nous rejoint à l'improviste. Nous parlons de tout au cours du repas, notamment de la situation éditoriale du moment, avant de finir la soirée avec Laurent, Markus et Eric à parler d'Internet et de technologie. Il me tarde de me coucher. Je fais la vaisselle en écoutant la conversation afin de me tenir éveillé.

1 commentaire:

  1. J'en connais un qui ne va pas se lever à cinq heure et demie ce mardi...

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