Lundi 15 décembre 2008

J'ouvre l'œil à quatre heures et quatorze minutes, soit une minute avant la sonnerie du réveil. Le train est à cinq heures et seize minutes, mais il part finalement de la gare de la Part-Dieu. Il faut donc sauter dans un Corail pour rejoindre celle-ci. Oui, mais voilà maintenant que le train a une demie-heure de retard. Une fois dans le wagon, un homme ventripotent assis en face de moi ronfle sans discontinuer durant tout le trajet. Je pensais dormir, c'est raté. J'ai l'esprit suffisamment clair pour pouvoir lire. L'homme étale sur la tablette devant lui ses centres d'intérêt : un programme télévisuel et un magazine d'informatique érigeant l'exigence technologique comme valeur primordiale — comment bien choisir ma TV plate. Je dépose mes sacs au studio de Montparnasse avant de partir pour la bibliothèque. Je prends le temps de rentrer manger à midi. Mais c'est que des travaux de ravalement de la façade de l'immeuble ont fait entrer de l'eau boueuse dans le studio par les jointures de fenêtres, et il me faut éponger. En fin de journée, j'en ai physiquement "plein le dos". Je dessine à peine avant de me coucher.

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