Mardi 18 novembre 2008

Le réveil sonne à cinq heures mais je n'arrive pas à me lever avant six heures moins le quart. Cela fait quelques jours que je me couche tard. Je dessine un peu – planches 50 et 51, ainsi qu'un dessin de commande – puis je pars prendre le bus, traverse le parc sous une fine bruine. Je croise dans les allées l'habituelle troupe de canards râleurs.
Après une matinée consacrée aux catalogues, je passe à midi à la librairie Expérience, me fais inviter à manger par Jean-Louis et Nicolas, après avoir fureté entre les rayonnages et être tombé en arrêt, effaré, sur une adaptation en bande dessinée de l'Ancien Testament parue récemment chez un éditeur important, avec comme toujours ce détail incongru, cette faute sempiternelle : Eve née de la côte d'Adam, plutôt que de son coté. Nous parlons concrètement de l'exposition : combien de cadres, les dimensions de ceux-ci, quand, comment, où... mais aussi de la situation éditoriale du moment, de cette période particulière que sont les fêtes de fin d'année, des difficultés de leur métier. Nous rions en feuilletant un recueil de dessins de "unes" de Reiser. Je passe à la librairie Gibert et trouve deux livres d'histoire ; mon indigence et mon ignorance en cette discipline sont si grandes que je me dois de les combler. Je rentre ranger, faire le ménage, acheter du pain à la bonne boulangerie près de la Poste – faire des kilomètres pour acheter du bon pain –, du chou pour compléter la choucroute entamée hier soir. J'encadre des planches originales, avec cette technique que j'ai mise au point récemment : j'enchâsse les planches, des cartes à gratter d'une certaine épaisseur, dans un carton neutre assez épais, en découpant une fenêtre à l'exacte dimension de la planche. Vincent m'appelle en soirée à propos des obsèques auxquelles nous projetons d'assister demain.

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