Lundi 24 novembre 2008

C'est une journée pluvieuse et froide. On sent que la neige n'est pas loin. Je dépose aujourd'hui une grande partie de ce qui sera exposé à la librairie Expérience, soit cinq cadres de cinquante sur quarante centimètres et treize pièces de quarante sur trente centimètres prêtes à être encadrées. J'ai passé la majeure partie de la journée d'hier à confectionner les porte-feuilles en carton neutre à fenêtre. Jean-Louis et Nicolas ne sont pas là, leur collègue du lundi, que je ne connaissais pas, m'accueille. Je passe ensuite acheter des enveloppes dans une papèterie. Je me mets à la table à dessin en rentrant. Je finis une case de la planche 51 – la planche 50 n'est pas encore réalisée – et dessine deux cases dans la foulée, très facilement, ce qui est peu commun. Il se passe une chose notable ; à partir du moment où l'esprit est libre, cela avance. Tant que l'exposition n'était pas achevée, il m'était impossible de dessiner, ce qui me conforte dans l'idée que j'ai beaucoup de difficultés à travailler lorsqu'un train parallèle est en marche, qui interfère, me distrait, me signifie qu'il faut finaliser les choses les unes après les autres. Mais c'est comme si, aussi, cette période de rétention débouchait sur une période de facilité – même si la facilité en ce domaine me semble toujours douteuse. J'écoute en travaillant Condamné amour et Vidéo de Patrick Abrial, Dali's car, un projet peu connu de Peter Murphy découvert grâce à David, puis Billie Holiday.

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