Vendredi 10 octobre 2008

À la table à dessin à six heures et demie, j'achève la case entamée mercredi, le visage de Joß Fritz taillé à la serpe, un mélange de Klaus Kinski, Patrick Abrial et Malcolm Young. J'essaie de me garder de certains effets graphiques faciles, ce qui n'est pas simple lorsqu'on est à la tâche, sans recul. Ce discernement est pour une grande part dans la qualité d'un dessin. Je reprends la planche 47, entamée avec l'image du Christ du 9 septembre dernier. Un mois, déjà !
J'achète le journal à la gare de Perrache et le dernier numéro de la revue Noise, dans lequel il y a un entretien avec les Doppler - servi par une photo anti-commerciale au possible, mais qui leur ressemble bien - , et un entretien avec les gérants d'un nouveau magasin de disques indépendant parisien, où il est question de la loi Lang. À la bibliothèque à huit heures et demie, je range en urgence, avant l'ouverture, les ouvrages à ranger, j'allume les lumières et les ordinateurs.
Je suis chez Valérie à dix-neuf heures. Dans la seconde où je vois Ryu, qui a grandi, j'ai l'impression de voir son père. Nous regardons les photos du 27 septembre dernier, affinons la sélection. D. arrive à vingt heures. Nous mangeons le délicieux repas de Valérie puis, après avoir couché Ryu, elle nous remet devant l'écran. D. veut examiner chaque photo posément et une par une, ce qui fait que nous y passons beaucoup de temps, tant et si bien que, malgré mes mises en garde, nous partons plus tard que prévu et nous devons littéralement dévaler les Pentes en courant pour attraper le dernier métro. La rame est bondée de jeunes espagnols parlant fort, des bouteilles de vin ou de bière à la main. Il n'est pas loin d'une heure lorsque nous nous couchons, rompus.

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