Mardi 9 septembre 2008

Soirée d’hier un peu agitée ; D. devant rejoindre Jeanne chez elle, je me prépare à passer une soirée de travail solitaire. Mais les projets ont changé, et c’est Jeanne qui vient chez nous. Je prépare un riz pilaf et des légumes pour tout ce monde. Le téléphone sonne sans arrêt. Je prépare le colis pour la FNAC de Nice qu’un transporteur doit venir chercher le lendemain. Nous allons chercher des affaires que nous entreposions au garage et raccompagnons notre hôte à sa voiture. Je fais la vaisselle et je range. Résultat : je n’ai rien fait.
Levé à six heures. À six heures trente je suis à l’ordinateur pour numériser la première case de la planche 43. La chasse d’eau de l’atelier a manifestement fui une grande partie de la nuit. Je la tripote et elle cesse de fuir. Je reviens à la table à dessin afin de préciser le découpage des planches 44 à 46. J’écoute le Live du groupe tchèque E, en vinyl. Recherche de documents dans ma bibliothèque. Je pense m’inspirer d’un christ sculpté d’Arcabas pour une future case.
Je pars un peu avant neuf heures, lesté de mon gros porte-document rigide – en fait une véritable valise – pesant bien ses dix kilos et contenant l’exposition Faust qui doit débuter le 27 septembre prochain à Nice, soit vingt planches en couleurs encadrées en portefeuille, ce qui fut tout un travail à faire.
La journée à la bibliothèque démarre par une réunion, puis bulletinage, refoulement en magasin, tri de revues toutes plus inintéressantes les unes que les autres. J’essaie de ne pas m’éloigner de mon téléphone une grande partie de l’après-midi ; le transporteur doit passer entre quatorze heures trente et dix-huit heures. Évidemment, pas d’appel, encore moins de passage. Mes espoirs s’amenuisent avec la journée qui s’enfuit. J’appellerai demain, mais cela m’irrite d’avoir été tendu, dans l’attente du départ de ces planches, ce qui n’est pas une mince affaire et un peu stressant, pour rien. Je suis en banque de prêt jusqu’à dix-neuf heures.
D. a fait à manger quand je rentre. Il est presque vingt-et-une heures lorsque je me remets à la table à dessin. J’écoute Heinrich Schütz, die Sieben Worte Jesu Christi am Kreutz, que je ne connais pas, une version de 1966 avec Peter Schreier et Theo Adam, ainsi que du François Couperin, des enregistrements de 1959-1961, toux deux en vinyl. Les pochettes des disques d’Archiv Produktion sont de véritables petits chefs-d’œuvre typographiques, soit dit en passant. En adéquation totale avec cela, je dessine le Christ projeté ce matin même (quatrième case de la planche 44) Tout cela ne respire pas la joie.
Des photos saisissantes de la guerre du Vietnam dans le journal, signées Horst Faas, lequel explique que ce genre d’images n’est plus diffusé du fait de la tiédeur des médias actuels, des autorisations, mais aussi du désintérêt du public.

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