Mardi 2 septembre 2008

Levé à six heures, je lis un peu dans la lumière timide ; les journées raccourcissent sensiblement. À l'ordinateur – j'imprime deux planches modifiées , puis à la table à dessin, inondée de soleil, en écoutant AWII d'Ataxia en vinyl. Traçage des cases des planches 41 et 43 et découpage des suivantes à partir du texte de David Vandermeulen. Je cherche l"esprit" de ce que je dois représenter (Bauernkrieg, la révolte des paysans) en feuilletant des gravures allemandes du seizième siècle, non sans difficulté, et avec cette manie de toujours repousser les choses à faire pour plus tard.
Il fait beau et clair, je rejoins à pied la place Jean Macé, d'où je prends le métro.
À la bibliothèque à neuf heures et demie.
Il est vingt heures trente passées lorsque je peux rejoindre la table à dessin. Animal Lover des Residents, en vinyl, et en sourdine. L’"esprit" que je cherchais le matin a disparu dans les brumes de la journée ; je tente de représenter la guerre des paysans en montrant un porche d’église d’où s’échappent une fumée noire et des silhouettes humaines. Des piques les attendent dehors. Le dessin démarre mal. Je tente de redresser, d’y croire. La construction d’une image se passe souvent comme cela, c’est-à-dire absolument pas comme l’on voudrait ; il y a les erreurs, les incompétences, le hasard.

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