Jeudi 4 septembre 2008

Il pleut. 12 galaxies d’Oxbow en disque compact gravé d’après des fichiers numériques. J’achève une case, et en met en place une nouvelle. Je suis à moitié à ce que je fais. Je lis, puis y retourne. Cela avance un peu.
Ciel bouché, il pleut par intermittence. C’est la grève des transports. Je sors avec D. qui prendra une ligne de métro qui, manifestement, fonctionne. Je fais le trajet à pied en quarante minutes. Le pont Galliéni est engorgé de piétons. Agressivité des automobilistes. Non seulement les voitures, mais il faut maintenant composer avec les cyclistes. Mais enfin, en cas de collision entre un piéton et un cycliste, les deux se feront mal, c’est tout de même plus équilibré.
Je rentre à pied et mange à treize heures. Après un petit assoupissement sur le divan, c’est le grand ménage : aspirateur et lavage du parquet et du carrelage, descente des poubelles. Je vais à l’atelier numériser le dernière case, regarder des bêtises sur Internet, prendre au vol une discussion par méls interposés à propos d’un débat qui doit prochainement avoir lieu à Mouans-Sartoux avec David Vandermeulen, Jean-Philippe Garçon, Marcel Couchaux et James. Je pars en oubliant les clés à l’intérieur et me retrouve de ce fait coincé à l’extérieur. Je bois un demi dans un bar de la place Carnot en attendant le retour de D. en regardant des clips de Madonna et autres fadaises. Être assis dans un bar à cette heure-ci n’est vraiment pas mon habitude. Je n’ai pas mon cartable et ne peux donc ni lire ni écrire. J’achète le journal. Dans le Monde des livres, deux articles recensent les nouveaux ouvrages d’Alain Fleischer et de Thomas Pynchon. Les romans de ce dernier me fascinent, mais je n’y comprends goutte. Vais-je lire son dernier roman ? J’en doute : il est énorme et je ne goûte plus guère le romanesque. Un ouvrage d’Alain Fleischer m’avait beaucoup plu : L’Amant en culottes courtes, une autobiographie parue en 2006. Il y a aussi un article d’Alain Beuve-Méry sur la bande dessinée, mais sur le mode économique, comme souvent lorsque l’on parle de bandes dessinées aujourd’hui.
Le soir, je suis si fatigué que je me coucherais après manger si je m’écoutais. Je réussis à dessiner un peu.

4 commentaires:

  1. Voilà donc ce qu'il peut nous arriver lorsque l'on s'enferme dehors, on boit de la bière en lisant le Monde tout en jetant quelques regards sur un écran qui crache des déhanchements suggestifs de Madonna... Bigre, cela vaut la peine de faire attention à ses affaires...

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  2. Oui, on ne m'y reprendra plus. Le monde (je parle du vrai, cette fois) est devenu une vaste boîte de nuit.

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  3. Je crois reconnaître ta typo préférée, Garamond ...
    Belle initiative, en tout cas ! Il est temps de rendre moins rigide la vision de notre profession !
    Il peut y avoir une vie, riche, épanouie et complémentaire en dehors de la fonction publique !
    Bon courage et à lundi ;)
    ps : la Corée, c'est trop bien !!!

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  4. Chère Gazelle,

    Garamond est le roi de la typographie. En l'occurence, ici, je crois que c'est plutôt une typographie dite "Georgia" (cela a moins de classe, n'est-ce pas ? cela fait moins Ancien Régime) parce que les navigateurs entoilés ne reconnaissent pas la Garamond, mais des "familles" de typos.

    Plutôt que de montrer qu'on peut avoir une vie riche et épanouie en-dehors d'un emploi (les vies que je croise autour de moi sont bien plus épanouies que celle que je mène : enfants, sport, vacances, voyages, jeux vidéos, chiens, passion, fêtes, sexe, "fan de "...) j'essaie de dire la difficulté d'un travail artistique quel qu'il soit, sa dépendance à des facteurs matériels et temporels. Tordre le coup à toutes ces fadaises comme l'inspiration, la passion...

    Oui, la Corée c'est trop bien. Surtout le Kimchi et les hémorroïdes qui vont avec !

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