Dimanche 7 septembre 2008

J’ai beaucoup rêvé mais je sens que le sommeil a été réparateur. Surpris par la lumière de l’aube dans la chambre du premier étage ; il est vrai que nous sommes un peu plus à l’est. Je me lève un peu avant sept heures, descends au port à pied, file au village, repère l’arrêt du car pour le retour de ce soir, remonte par le Noyau, le Grand Champ, le Mont, puis redescends. La journée promet d’être belle et efface par enchantement, et assez brutalement, la journée exécrable d’hier. Des bancs de brume restent accrochés par endroit sur le relief, et rendent d’autant plus nettes des parties du paysage, par contraste, qui se détachent dans l’air gorgé d’eau, en particulier les falaises du Mont Grêle.
J’achète dans la matinée diverses bricoles à la belle quincaillerie de Novalaise ; du fil de fer, divers vis et crochets. J’accroche des sous-verres l’après midi, puis m’évertue à faire de même avec la grande toile marouflée sur bois aggloméré, datant de 1996, originellement une Cène de deux mètres cinquante de longueur recadrée et découpée. Cette toile, qui mesure maintenant un mètre vingt sur quatre-vingt centimètres semble ridicule dans cette vieille et grande maison, alors qu’elle s’imposait de toute sa surface dans l’appartement de Saint-Denis et maintenant dans l’appartement lyonnais.
Je recouvre de lasure l’intérieur des deux volets roulants, et tâche d’en finir avec cela à dix-neuf heures. Ce que je fais. Après un rapide dîner, nous sautons dans le car qui nous dépose au Pont-de-Beauvoisin, d’où nous prenons un train. C’est la presse des dimanches soirs, il est bondé d’étudiants. Chacun a son téléphone portable, son lecteur MP3. Un des voyageurs, la trentaine, regarde des clips insipides sur un petit écran. Il semble y trouver un immense plaisir. Un homme a un chien ridiculement petit sur les genoux. Les gens s’encombrent de choses inutiles. Pendant que D. trouve une place assise, je lis debout dans le soufflet entre deux rames, avant de récupérer moi aussi une place. Nous sommes à Lyon après neuf heures du soir.

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