Dimanche 14 septembre 2008

Levé un peu après sept heures. À l’ordinateur, je liquide deux affaires qui traînaient : j’envoie à Jean-Philippe des compléments pour la préface de Strates, à David des indications, trouvées sur Internet via le chantier de numérisation d’une grande firme américaine et corroborant le fait que notre citation est bien de notre ami Luther.
Au fil de la journée, la grisaille d’effiloche et c’est avec un grand bonheur que nous retrouvons le soleil. Je prépare tout ce qu’il y a à emporter : cadres, vêtements, ordinateur portable, matériel de dessin, outils divers… Nous mettons le tout dans la petite Yaris, qui s’en trouve bien encombrée, et partons vers dix-huit heures. Une barre de nuages masque l’horizon à l’est. Nous nous dirigeons droit dessus, laissant les éclaircies derrière nous. Nous arrivons à Aiguebelette sous un ciel bas. Tout est humide à l’excès. Nous déchargeons tout. Je pars chercher du bois dans la grange, en contrebas, dans l’obscurité montante. J’allume un feu de bois dans l’insert du premier étage. Lorsque je veux me laver les mains avant de faire le dîner, je constate qu’il n’y a pas l’eau courante. C’est qu’elle a été coupée et il me faut ressortir avec une lampe de poche plonger les mains dans la fosse remplie d’eau de pluie pour ouvrir le robinet d’arrivée. Nous dînons près du feu, et c’est un moment serein et délicieux. Je lis, mais tombe vite de sommeil.
J’avais oublié : lu hier soir, de Blutch, Volupté, qui est un drôle d’ouvrage, un peu « casse gueule », plein de bonnes choses. Il n’empêche qu’il a ce coté un peu « m’as-tu-vu », mais de manière consciente, comme le signifient le prologue et l’épilogue montrant cet enfant qui plonge dans une rivière trouble, et qui veut que tout le monde le sache.

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